Créer un blog Présentation

Nom du blog :
clameurs
Description du blog :
atelier du samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
05.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· 01. Photo d'enfance (1)
· 02. On lui avait bien dit... (1)
· 03. Ville, maison, lettre (1)
· 05. Marcher, bord... (3)
· 05. Objets, tranche de vie (2)
· 06. Caviardage, expansion (3)
· 07. Le conte (1)
· 08. La nouvelle (3)
· 09. Premières fois (2)
· 10. Le monologue intérieur (2)
· 11. Phrase longue (6)
· 11. Plan, incipit (5)
· 12. Lettres (4)
· 13. Dialogue, spectacle (2)
· 14. Dialogue, spectacle II (2)
· 15. Dialogue une voix (1)
· 15. Haïkus (3)
· 16. Tirage Incipit et chute (2)
· 17. Personnage exceptionnel (6)
· 18. Ecriture à 3 mains (5)
· 20. Description narrativisée (16)
· 20. Sons obligatoires (2)
· 21. Focalisation (4)
· 22. Pastiche (2)
· 90. Textes hors atelier (28)

Navigation

Accueil
Livre d'or clameurs
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Maryse : Les Chaussures, suivi du Violon
· Suzanne : plan scénario
· Maryse : La nuit d'une péniche à quai
· Didier : Texte personnel
· François : Nouvelle pour Le Pecq
· Ariane : Lettre à Marie
· Ariane : Personnage exceptionnel
· François : Deux croquis de voyage
· Thérèse : Galerie de portraits
· Ariane : Nouvelle pour Le Pecq

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

le grand mensonge de l'humanité
02.05.2008
Tous les textes sont interressants
21.12.2007
Commentaires ???
21.10.2007
DOMMAGE
27.09.2007
RSS

Blogs 21 à découvrir :

· louvianne
· histoires
· diluc
· meditations
· 1000manga
· rigellasanis
· shaqoneil32
· tsubasa
· abcdifeditions
· diddlneo

16 Tirage Incipit et chute

Ariane : Tirage incipit et chute

Posté le 15.05.2007 par clameurs
.
Histoire de théo

Ke ze zouis triste de voir ça !
Mais c’est pas possible, ze souis triste, trop triste –seul, trop seul

Elle envahissait l’écran de la télé, superbe comme toujours, radieuse comme si rien ne s’était passé, avec ce sourire que Théo avait tant aimé et qui semblait à présent le narguer. Depuis la veille, la cassette tournait en boucle sur l’écran géant de la télé, souvenirs d’avant, lancinants, qui paraissaient toujours là, vibrant dans cette maison qu’elle avait habité, hanté de sa si belle arrogance.

Théo, étalé sur le canapé, incapable de bouger ne pouvait réaliser que tout venait de s’effacer d’un seul coup.
Sourire envolé et vies brisées.

Théo, la main agrippée sur la télécommande jouait avec les retours en arrière de plus en plus cruels, flash back qu’il s’infligeait tels des coups de fouet.
Amer, incrédule, révolté, Théo sentait sa gorge brûler, son cœur s’emballer, ses yeux piquer, ses mains trembler, sa vie s’effondrer, sa colère monter de plus en plus forte, de plus en plus violente.
Cendrier débordant de mégots, odeur entêtante de tabac froid et de sueur, et ces bouteilles, presque vides, sur la table basse, mauvais whisky que Théo ingurgitait sans plaisir, sans discernement depuis des heures, sur ce canapé défoncé.

Sa voix, son rire sortis de l’écran lui vrillaient la tête au point de le faire hurler.
L’anéantissement.
Et soudain, la haine est là, terrible, prend toute la place, explose, lamine le chagrin qui s’escamote d’un seul coup, arrache les sens de Théo, le catapulte.
Théo est submergé par un raz de marée imprévisible qui le soulève de terre, titubant, regard exorbité sur l’écran de télé.
Théo monte le son le plus fort possible pour s’imbiber encore et encore de cette voix—visage en gros plan qui lui tord les tripes.
«Elle n’avait pas le droit, pas le droit de me faire ça, cette ordure, de me laisser là et en plus elle se fout de ma gueule.«
Le cyclone est là, ravageant tout sur son passage.
Verre ébréché rempli de whisky qui va gicler sur la télé.
L’écran devient noir. L’alcool forme une tache informe sur le sol.

La folie n’est plus très loin, tapie dans un coin du cerveau engourdi de Théo, celle-là même qui peut devenir meurtrière.

Théo va partir la chercher, la trouver où qu’elle soit.
Théo va tuer ce rire, cette voix, ce visage, ce sourire une bonne fois pour toutes.
Elle ne mérite que cela – elle n’avait pas le droit

Dans la chambre, hagard, il ouvre l’armoire qui était la sienne.
Théo va aller la tuer mais avant, il va se l’accaparer, la bouffer, devenir ce qu’elle était, lui ressembler.
Elle restera là, morte, endormie au fond de lui pour toujours, irrémédiablement.
Elle ne pourra plus s’échapper.

Il enfile pêle-mêle tout ce qui lui tombe sous la main, s’empare d’un tube de rouge à lèvres laissé sur la commode, qui s’écrase sur sa bouche et s’inonde de parfum.

Théo sort de chez lui, le regard fixe et claque la porte de l’appartement.

Il va maintenant la tuer, tranquillement, calmement et restera là face à son corps inerte et froid le reste de sa vie, sans bouger, sans parler, à la regarder dormir au fond de son être.

Sur les paliers voisins, des portes s’ouvrent sur des regards sidérés, interloqués, parfois terrorisés

Il est vrai que grotesque était cet accoutrement, qu’il lui avait fallu revêtir.

.
.

Christina : Tirage Incipit et chute

Posté le 13.05.2007 par clameurs

.
Bon, ça va ! je ne veux plus entendre parler de cette histoire ridicule…
Tu venais de rentrer dans la classe, telle une « Bouboulina » mal fagotée, la jupe plissée pleine de craie et le corsage maculé de tâches d’encre. Tu t’étais mise dans la tête que face à une classe de cancres, tu finirais par déclencher quelque enthousiasme et que du lot de tous ces garnements se détacherait un jour avec talent l’un d’entre eux, une voix de contre-ténor capable de galvaniser tout un auditoire.

Tu brandissais soudain ton pauvre diapason comme une arme, donnant le «la» pour que toute la classe reprit la même note en chœur. Un brin appliqués, les élèves t’emboîtèrent le pas, lorsque tout à coup, un coassement géant surgit du fond de la classe et se répandit peu à peu dans les rangs ; les élèves, restés quelque peu interdits à l’amorce de ce son incongru, renchérissaient de plus belle, à mesure que tu leur demandais de se taire.
Gloussements, fou-rires, coassements, chuintements fusaient de toutes parts, si bien que tu optas pour laisser libre cours à cette fantaisie incongrue qui se généralisait et transpirait maintenant par delà les murs de l’école.
L’adhésion à ce tintamarre était maintenant totale, aussi ton visage de belle Bouboulina passa par toutes les couleurs ; verte de colère puis rouge de confusion, teintée de plaisir non dissimulé, jusqu’à devenir écarlate… quand le proviseur pénétra dans la salle de classe.

Tout d’un coup, les coassements cessèrent, les sons devinrent moins fracassants, puis une voix s’éleva dans l’air, emplie d’une vibration profonde qui retentit dans toute la classe jusqu’à en donner la « chair de poule ». Tant de résonance laissait chacun comme pétrifié, jusqu’à ce que tu te précipitas sur l’estrade, te mettant à danser avec frénésie au rythme et au son de toute la classe, désormais réunie autour de cette voix de stentor magnifique qui avait émergé d’un amas de coassements les plus grinçants.

Ainsi était né le cri de ralliement des « Old Blacks » ; on n’aurait jamais pu imaginer un instant que les choses se termineraient ainsi, ce jour-là. »
.
.
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus