13 Dialogue spectacle
Posté le 07.03.2007 par clameurs
-Elle : bon, maintenant, il va falloir aller récupérer la voiture, cela va mettre des heures --- on n’est pas rentré !
-Lui : mais non, cela va aller vite, t’inquiète pas – j’ai beaucoup aimé la scène finale, je m’attendais vraiment pas à une chute pareille !
-Elle : moi non plus mais c’est quand même un peu tiré par les cheveux cette histoire --- il s’est pas trop foulé pour écrire cela le mec --- t’as vu le monde, c’est dingue –
-Lui : qu’est ce que tu es rabat-joie parfois, toujours négative --- au niveau des comédiens, je suis désolé, c’est du grand jeu d’acteurs, on ne peut pas le nier quand même –
-Elle : oui si tu le dis --- regarde celle la devant, elle marche comme un escargot – cela me tape sur les nerfs et y’a trop de monde, on peut même pas la dépasser – toutes ces sorties, cela finit par coûter cher compte tenu du temps qu’on met à rentrer
-Lui : écoute, arrête un peu de t’énerver ce n’est pas très grave quand même – y’a des choses plus importantes dans la vie !
-Elle : pas grave ! Avec toi il y a toujours des choses plus importantes dans la vie --- mais pour l’instant ce qui est important c’est de retrouver la voiture et de rentrer à la maison – bon il est ou le parking ? À gauche ou a droite ?
-Lui : oh regarde le mois prochain il joue une autre pièce – j’aimerais bien la voir – j’ai lu de très bonnes critiques – t’as vu l’affiche ?
-Elle : écoute, je me fous de l’affiche, c’est franchement pas le moment de me parler de l’affiche – il faut rentrer et vite – c’est quoi le numéro de la place de parking ? Je suis sûre qu’a force de regarder tes affiches t’as oublié le numéro, comme d’habitude – et qu’on va tourner dans le parking pendant des heures …
-Lui : j’ai rien oublié du tout ma petite dame, c’est le numéro 3845 --- tu as bien entendu 3845 --- tâche de t’en souvenir des fois que je perde la mémoire entre l’ascenseur et la voiture --- la tu commences à m’agacer – calme toi, ce serait une bonne idée
-Elle : je suis pas énervée du tout – je constate simplement, mon petit monsieur, qu’à chaque fois tu fais le même scénario – tu planes au dessus de la planète, tu te fous des réalités et en plus tu regardes tes affiches et tu traînes la patte !!!
-Lui moi je traîne la patte ?
-Elle parfaitement tu traînes la patte et on met des heures avant de rentrer
-Lui allez vas y pique ta crise --- cela nous changera – la crise de madame est arrivée ! écoutez bien, la crise de madame est enfin arrivée !
-Elle oh écoute maintenant cela suffit– arrête de prendre tes grands airs de monsieur « je sais tout et j’ai toujours raison « sinon je te plante la devant ton théâtre et tes affiches et je prends un taxi. Et parle moins fort s’il te plait – tu me fatigues
-Lui eh ben ma cocotte, prends donc un taxi - tes menaces ne m’impressionnent pas – prends un taxi comme cela j’aurais la paix 5 minutes et je regarderais mes affiches sans entendre ta charmante voix susurrer des infamies sur la culture théâtrale de notre beau pays !
-Elle et en plus tu oses te payer ma tête – et ben je te dis moi que tu n’es qu’un pauvre mec, imbu de ta petite personne, et que ton affiche je vais la déchirer et te la coller sur la figure.
-Lui ma pauvre fille, parfois tu déraisonnes complètement –tu t’énerves toute seule dès qu’on fait quelque chose d’intelligent ce qui a avec toi est assez rare, je dois le reconnaître … !!!
-Elle alors la attention --- attention , fais attention de ne pas trop pousser le bouchon – je suis peut être la nulle de service face à ton intelligence grandiose mais moi je me préoccupe de mes enfants qui pour l’instant, je te le rappelle sont à la maison avec une nana que je ne connais pas et qui ne m’a pas l’air très fut fut – sans parler du prix qu’elle demande pour se vautrer devant la télé ou pour appeler ses copains en attendant qu’on rentre – mais bien sur cela ne te concerne pas toi être suprême – ce qui compte ce sont tes affiches- tes gosses tu t’en fous – je l’ai toujours dit de toutes façons – moi je suis sans doute inculte mais au moins j’assume mes fonctions de mère responsable … MOI
-Lui bon tu vas commencer par arrêter de hurler comme une malade – et puis de faire des drames pour rien du tout selon ton habitude – la nana , elle va pas bouffer les enfants quand même –
-Elle et MERDE je t’ai pas dit qu’elle allait les bouffer mais je t’ai déjà dit qu’elle est bizarre et que son look me convient pas – mais pas du tout – je suis sure qu’elle se drogue et j’aurais jamais du accepter qu’elle garde les enfants – ce n’est pas du tout mon style de baby sitter mais avec toi – pour tes pièces, et ta culture on finit par faire n’importe quoi, n’importe comment
-Lui maintenant tu me gonfles avec tes gamins – en dehors d’eux rien n’existe – je te l’ai toujours dit, tu as une relation pathologique avec eux – tu les couves comme si ils avaient 2 ans et encore même à 2 ans , on laisse plus d’autonomie aux enfants - tu les empêches de grandir normalement- tu vas les rendre fous comme cela tu auras tout gagné – quant a la nana, c’est la fille d’un copain et elle ne se drogue pas du tout – tu racontes n’importe quoi
-Elle : alors la tu dépasses les bornes
Je me fous de tes discours de psy de merde a la noix – regarde ta pathologie a toi , mon bonhomme avant de parler de celle des autres et vas te faire soigner – maintenant débrouille toi, je suis capable de rentrer seule.
Eh taxi ……………………
Posté le 05.02.2007 par clameurs
« Y en a du monde !
- Ah oui, çà c’était un spectacle grandiose
- C’était plein
- Oh oui, au moins 6000 personnes
- Tu rigoles Jules, il y en avait au moins 60 000
- Et pourquoi pas 600 000 pendant que tu y es ? Elisabeth, T’es bien comme les syndicalistes, quand ils comptent les troupes qui défilent !
- …
- Ca t’a plu ?
- Ouais, pas mal…
- C’était génial tu veux dire. La construction du bateau en 3 minutes, les rameurs, et alors quand les femmes attaquent la galère, là, j’étais vraiment impressionné !
- Ah, je te reconnais. Un spectacle de 4 heures, ils sont tous là : Jules César, Jésus, j’en passe et des meilleurs ! Et toi, qu’est ce que tu retiens ? Les femmes qui attaquent la galère. On voit des femmes 30 secondes sur un spectacle de 4 heures. Et toi, tu retiens quoi ? les femmes !
- Oui, elles étaient musclées, elles courent, elles attaquent. C’étaient vraiment des athlètes. C’était impressionnant. Et puis avec les jumelles, on les voyait bien.
- Ah les jumelles, parlons en ! Tu les avais tout le temps. Moi, j’ai rien vu.
- J’n’arrête pas de le dire depuis des semaines. Va voir l’ophtalmo…
- Tu crois qu’il va me greffer des jumelles ? Ecoute, ce spectacle il était nul. Le gars qui déclame au milieu d’un stade, tout seul, on ne voit même pas sa bouche.
- Mais non. C’était grandiose. Moi, je voyais bien sa bouche. Bon, on ne va pas se disputer. Quel est le passage que tu as préféré ?
- Ecoute, arrête un peu ! Rien, c’était nul. Le plus nul, c’était la galère et ces filles mal coiffées qui attaquent une galère ; c’est invraisemblable.
- Moi, j’ai bien aimé. Et puis à l’époque des romains, elles étaient coiffées comme çà : naturel, tout simplement.
-Ah, arrête avec ces femmes. Cette vulgarité ! Un petit bout de chair et tu ne te sens plus. Bien sûr, ce n’est pas comme çà, quand on est à la maison…
-Eh bien, habille toi comme elles.
- Cochon, obsédé !
- Aie ? çà fait mal Elisabeth. Arrête ! Tout le monde te regarde.
- T’avais qu’à prendre la voiture !
- Aie ? Aie ? Mais arrête de me donner des coups de pieds.
- Salaud, y me frappe ! Eh, arrête ! Appelez la police ! Mon mari me frappe ! Salaud ! Tu vas aller en prison ! Et là, elles ne seront pas là, tes sauvages.
-…
- T’es un gros nul !
-…
- Laissez le pas partir ! Jules, reviens !