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Nom du blog :
clameurs
Description du blog :
atelier du samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
23.05.2008
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Robert : Phrase longue

Robert : Phrase longue

Posté le 08.01.2007 par clameurs
Ecrire :
Il y a comme un moment où la pression monte : une vaste tempête d’impression, un besoin irrésistible où rien de concret n’existe, un moment où il n’y a que le vide. Et puis, tout d’un coup, alors que rien n’est prêt, ni le décor, ni les acteurs, ni le monde qui m’entoure ; comme pour une course de 400 m, à la seconde avant le coup de pistolet, quand dans les starting blocks tu fais le vide dans ta tête pour mieux te concentrer, alors …
Comme l’avion se pose, le stylo affolé court sur la feuille blanche en essayant de suivre ma pensée débordante, excitée, exaltée qui me prend lorsque la bousculade commence dans mon cerveau enflammée à l’idée de raconter l’histoire de gaspard qui lui est calme, puis surpris, un peu bête dans l’aéroport, avec son nounours dans les bras, plein de billets et lui qui ne le sait pas encore mais moi qui en rit car je connais la fin de l’histoire qui s’entasse dans ma tête pour passer comme dans un entonnoir de ce stylo lent comme une vieille tortue épuisée qui prends le temps de coucher les mots en belles lettres alors que Gaspard déjà risque sa vie et devrait courir vite se mettre à l’abri, car j’en ai besoin, car, s’il meurt l’histoire va s’arrêter, alors il faut qu’il soit fort, intelligent ou du moins assez malin pour semer ses poursuivants et me donner une chance de le sauver et lui donner l’opportunité de gagner tant de fric qu’il va pouvoir retrouver Kanine dans son voyage en Egypte dans le prochain chapitre et s’il n’y a pas assez d’adjectifs, ce n’est pas grave car je les rajouterai après, à la seconde écriture quand les phrases seront posées prêtes à les recevoir dans leurs bras grands ouverts pour compléter l’histoire de cette homme idéal qui n’est pas James Bond mais quand même le vainqueur, le contraire de la médiocrité du péquin habituel que je ne souhaite pas représenter de ma plume qui est un stylo et me permet de raconter une aventure particulière où l’on gagne de l’argent sans travailler, sans jouer au loto, sans spéculer sur la bourse ou les matières premières mais en récupérant l’argent qui n’intéresse personne et me permettre enfin de terminer ce chapitre et me donner cette espèce de bonheur qu’une histoire simple et bien balancée offre à l’homme qui se pose ENFIN en avion avec à la main un stylo presque vide et un papier noirci de caractères qu’il faudra recopier pour les rendre lisible.



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