Créer un blog Présentation

Nom du blog :
clameurs
Description du blog :
atelier du samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
23.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· 01. Photo d'enfance (1)
· 02. On lui avait bien dit... (1)
· 03. Ville, maison, lettre (1)
· 05. Marcher, bord... (3)
· 05. Objets, tranche de vie (2)
· 06. Caviardage, expansion (3)
· 07. Le conte (1)
· 08. La nouvelle (3)
· 09. Premières fois (2)
· 10. Le monologue intérieur (2)
· 11. Phrase longue (6)
· 11. Plan, incipit (5)
· 12. Lettres (4)
· 13. Dialogue, spectacle (2)
· 14. Dialogue, spectacle II (2)
· 15. Dialogue une voix (1)
· 15. Haïkus (3)
· 16. Tirage Incipit et chute (2)
· 17. Personnage exceptionnel (6)
· 18. Ecriture à 3 mains (5)
· 20. Description narrativisée (16)
· 20. Sons obligatoires (2)
· 21. Focalisation (4)
· 22. Pastiche (2)
· 24. Voix narratives (3)
· 90. Textes hors atelier (28)

Navigation

Accueil
Livre d'or clameurs
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Maryse : Les Chaussures, suivi du Violon
· Suzanne : plan scénario
· Maryse : La nuit d'une péniche à quai
· Didier : Texte personnel
· François : Nouvelle pour Le Pecq
· Ariane : Lettre à Marie
· Ariane : Personnage exceptionnel
· François : Deux croquis de voyage
· Thérèse : Galerie de portraits
· Ariane : Nouvelle pour Le Pecq

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

le grand mensonge de l'humanité
02.05.2008
Tous les textes sont interressants
21.12.2007
Commentaires ???
21.10.2007
DOMMAGE
27.09.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· louvianne
· histoires
· diluc
· meditations
· 1000manga
· rigellasanis
· shaqoneil32
· tsubasa
· abcdifeditions
· diddlneo



Ariane : Photo d'enfance

Ariane : Photo d'enfance

Posté le 20.12.2006 par clameurs
FACE AUX REMPARTS , Mathilde A 5 ans
Février 2006

La plage s’étend, immense, face aux remparts de saint Malo qui se dessinent dans une brume indéfinissable – les tentes bleues et blanches, rayées, dessins de carte postales, claquent au vent – le long de la digue , les estivants, marinières de circonstance , bouées et filets de pêche,
s’agitent, se croisent, se saluent , s’apostrophent parfois bruyamment

Des odeurs de guimauve et de gaufre, et autres gourmandises, s’échappent espiègles des bicoques regroupées le long de la plage –

Le marchand de glaces est bien là aujourd’hui ? se demande l’enfant

MAIS OUI, il n’a pas oublié d’ouvrir sa cabane et peut être tout à l’heure pourra t’elle déguster un de ces énormes cornets aux couleurs de vanille et de chocolat, sans la faire tomber sur les planches comme l’autre jour -
– elle s’était mise à pleurer en regardant la vanille et le chocolat dégouliner, se mélanger l’un à l’autre, sans qu’elle puisse les en empêcher– ce jour là, Mathilde a vu s’enfuir sans qu’elle puisse rien faire d’autre que de l’accepter , un de ses premiers désirs –

cet après midi , elle attend le marchand de glace, sur la plage face aux remparts de saint malo

Elle doit avoir 4 ou 5 ans, toute petite fille assise devant les balançoires du club des pingouins Le club des pingouins elle en rêvait …
Elle ne cessait de regarder les toboggans et les trampolines et tous ces châteaux de sable – elles écoutaient les chansons des enfants qui vers midi s’envolaient dans le ciel

Elle en rêvait
Elle s’ennuyait
sur son tee- shirt blanc comme les nuages, elle exhibe ce matin ce tout petit pingouin bleu comme le ciel aujourd’hui qui lui rappelle son existence - enfants de son âge qui jouent avec elle, qui lui collent de temps en temps des coups de râteau dans le dos, - histoire de lui rappeler qu’elle n’est pas vraiment seule – les bacs à sables sont souvent un peu meurtriers

Ses parents sont tout près, sur la plage – papa souvent absent tellement absorbé par ses pensées, maman toujours présente et attentive, parfois un peu trop quand même , et pierre son frère, encore bébé , né trois ans après elle- Mathilde est toute blonde, les cheveux relevés en un petit chignon, mine un peu boudeuse parfois

Il lui arrive parfois d’observer de côté ce tout petit garçon qui depuis qu’il est arrivé attire tant d’attentions – elle l’observe sans que personne ne puisse s’en douter
Et elle se souvient de ce soir là :

Sa mère blême et son père affolé –--- coups de téléphone dans la nuit ---
Pierre dans son berceau inerte
Pierre qui brusquement ne marchait plus, ne souriait plus refusait de manger -
Pierre , qui sans doute était en train de mourir
Les coups de téléphone
- cela n’arrêtait pas de sonner ce soir là , de ce genre de sonneries qui existaient alors, stridentes qui laissaient le cœur en émoi -
elle se souvient, Mathilde des hurlements de sa mère , de son père qui tentait de calmer cette tempête , de ses parents qui appelaient à l’aide et de pierre dans son berceau, inerte

et elle dans un coin , toute petite, et si seule, qui attend, attend que tout cela cesse, que toute cette horreur s’arrête – que quelque chose arrive

l’ambulance dans la rue, et le noir – pierre va sûrement mourir

L’hôpital soudain – un drôle d’hôpital tout blanc et son tout petit frère derrière une vitre avec des tas d’aiguilles partout –
Mathilde et ses cheveux noués au dessus de la tête derrière une vitre totalement transparente, impeccable , vitre d’hôpital –

La pluie n’y laisse jamais de traces, il ne pleut jamais ici, les enfants n’y posent jamais leurs doigts, et jamais on ne dessine de cœurs sur ce genre de vitres avec la buée que laisse le froid de l’hiver - jamais ---
Et derrière … ce petit bébé qu’elle ne peut toucher , qui lui sourit mais qu’elle ne voit que derrière ce rideau translucide , immaculé , son frère qu’elle ne peut atteindre ….

Pierre sourit et la vitre s’illumine, joue avec ses pieds que la petite Mathilde reçoit en pleine figure – un peu comme un rappel à l’ordre -

Elle entend sa mère pleurer, son père joue les héros mais la détresse est là – partout, envahit Mathilde, brise ses premiers rêves - pierre derrière sa vitre va mourir

J’ai voulu le mordre quand il est né, j’ai voulu le tuer, je n’en voulais pas – j’étais rentrée dans sa chambre et j’ai voulu le mordre mais maman est arrivée et m’a grondé très fort alors je suis retournée me coucher

Mathilde pleure
Et maintenant pierre va mourir
Il va sûrement mourir

La vitre s’embue de mille larmes – les pieds de ce petit bébé continue à faire des arabesques alors qu’elle finit par devenir opaque – vitre d’hôpital sans âme et sans dessins, sans gouttes de pluie et sans destin – la vitre n’est plus rien qu’n miroir totalement vide – Mathilde s’y perd et sanglote en silence

Mathilde a cru qu’elle allait mourir elle même ce jour la pour oublier simplement que pierre était en train de mourir - mourir aux hurlements et à l’angoisse terrible de son père – mourir plutôt que lui -

Pierre est revenu à la maison –
Maman ne pleure plus et est toujours là pour Pierre, le petite pierre , perfusions dans les bras et pieds sur la vitre – papa continue de jouer les héros -

– Mathilde A 5 ans et est déjà ailleurs
rêves et chimères qui se tissent l’un après l’autre sans doute pour oublier
oublier que maxime a failli mourir à cause d’elle. Elle s’en est convaincue et elle n’a que 5 ans -


Elle finit par oublier les murs blancs de l’hôpital et les pieds derrière la vitre glacée , l’absence et la douleur, l’angoisse et la mort
Tout disparaît et mathilde est rassurée

Pierre est revenu
Mathilde s’apprête à vivre dans l’ombre
Elle regarde le monde s’agiter autour de ce petit bébé qui recommence à marcher, à manger, à sourire et qui éblouit l’entourage –

Elle regarde ce petit frère qui sur la plage de saint Malo est bien trop petit pour jouer avec le joli seau rouge--- – elle , elle va au club des pingouins et son écusson sur son t shirt
Elle le montre, elle y croit, elle le cache chaque soir dans son lit , sous ses draps
Pierre e est survivant de son histoire et vivra dans la lumière -

aujourd’hui peut être es ce temps nuageux et brumeux qui l’empêche de sourire ?

son pingouin est tout de travers sur son t shirt blanc –
oscille à droite, à gauche mais ne revient jamais à sa place
les balançoires ne bougent plus et le vent de la mer n’y change rien
les tentes continuent pourtant de claquer


elle en rêvait pourtant des toboggans et des trampolines mais tout dégouline un peu comme les cornets de glace hier sur ses chaussures, vanille et chocolat – fraise et caramel
les pingouins se sont endormis -----

Mathilde tu sais le marchand de glace il a ouvert sa cabane--- ????



--

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus