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Nom du blog :
clameurs
Description du blog :
atelier du samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
05.05.2008
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Robert : Description narrativisée

Robert : Description narrativisée

Posté le 18.03.2008 par clameurs
Coketown était une ville de briques rouges, ou plutôt de briques qui eussent été rouges si la fumée et les cendres l’eussent permis ; mais, étant donné les circonstances, c’était une ville d’un rouge et d’un noir contre nature, telle la face peinte d’un sauvage. C’était une ville de machines et de hautes cheminées d’où s’échappaient inlassablement, éternellement, des serpents de fumées qui ne se déroulaient jamais tout à fait.
Charles Dickens, Temps difficiles.


Description narrativisée de Robert

Il venait de ce pays où tout est blanc, la pierre et les anges : l’Anjou.
Il ne comprenait pas la couleur qui l’environnait. C’était une ville d’un rouge et d’un noir contre nature, telle la face peinte d’un sauvage. Son cœur s’accélérait plus ils avançaient C’était une ville inquiétante. Il aurait voulu partir mais le chariot continuait d’avancer. C’était une ville d e machines et de hautes cheminées d’où s’échappaient inlassablement, éternellement, des serpents de fumées qui ne se déroulaient jamais tout à fait. Il en avait du mal à respirer. La ville était tout de briques rouges, ou plutôt de briques qui eussent été rouges si la fumée et les cendres l’eussent permis.
Quand ils s’arrêtèrent devant leur maison, Pierre Arriva les salua, il était lui aussi rouge et noir à la fois. Le voila qui les regarde sévèrement, il fronce les sourcils, cherche des yeux dans le chariot et ne voit rien. Le voila inquiet. «Où est Jacques», questionne durement le maître des lieux ?
Au premier mot, Gaspard a sentit son haleine avinée, rance, écœurante. Il sent déjà qu’il ne pourra pas le supporter. Cette masse impressionnante, ces sabots terreux, ces coulées de suie sur son pantalon, son ventre proéminent, son cou compact, sa tête énorme, son crâne lisse et montagneux à la fois, tout cet affreux personnage l’indispose et l’effraye à la fois. Maître Pierre regarde le petit et sa mère, et comprend ce qui a du se passer. Les armées sont partout. Il a du être tué. Une tristesse intense l’envahit. Il a envie de pleurer mais il ne laisse rien paraître. Le maître ne doit pas avoir de sentiments, il montre qu’il n’en a pas et dirige d’une main de fer. Il doit seulement être juste. Il comprend déjà qu’il lui faudra protéger ce gamin qui ne sait rien de la vie.
Gaspard baisse les yeux puis la tête. «On ne regarde pas un chien agressif dans les yeux ou bien il vous attaque», lui a dit sa mère, il y a longtemps. Catherine avança d’un pas et salua le maître respectueuse- ment. «Jacques est à l’entrée de la ville. Ils n’ont pas voulu le laisser passer. Ils l’ont pris pour eux. Il faut que vous y alliez, vite, vite avant qu’ils ne lui fassent du mal.
- Toi, le gamin, met toi devant le feu, là ! Et vous, montrez-moi le chemin.»
Dehors, le ciel s’était assombri, les nuages noirs absorbaient les fumées des hautes cheminées. Le ciel grondait furieusement quand le maître arriva à la porte sud de Coketown.
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