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Nom du blog :
clameurs
Description du blog :
atelier du samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
23.05.2008
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Thérèse : Description narrativisée et focalisation 0

Thérèse : Description narrativisée et focalisation 0

Posté le 18.02.2008 par clameurs
.
Tout au bout du village [...], à cinquante pas au-dessus du sentier sablonneux, s’élève une jolie maisonnette entourée d’arbres fruitiers, la toiture plate chargée de grosses pierres, le pignon sur la vallée. Quelques volées de pigeons tourbillonnent autour, des poules se promènent le long des haies, un coq se perche sur le petit mur de son jardin et sonne le réveil… Deux rameaux de vignes grimpent à la façade et vont s’épanouir jusque sous le toit. Erckmann-Chatrian, Contes des bords du Rhin

Thèrèse : description narrativisée

B -
Il est arrivé, enfin.
S’asseoir une minute, au petit bistrot du village, boire une bière, il a si soif ! Le patron ne le reconnaît pas, c’est vrai qu’ il est sale, sa barbe date d’au moins quinze jours, au camp, la seule douche était prise d’assaut. Mais, cela ne le gène pas : il sait que là-bas, tout au bout du village, à cinquante pas au-dessus du sentier sablonneux, s’élève la jolie maisonnette entourée d’arbres fruitiers, la toiture plate chargée de grosses pierres, le pignon sur la vallée. Sa grand-mère, elle, le reconnaîtra il en est sûr, malgré ses années de captivité. Le chien aussi dont les aboiements joyeux feront s’envoler les pigeons qui, toujours, tourbillonnent autour. Pour le dîner, sa grand-mère attrapera une des poules qui se promènent le long des haies. Comme le gamin d’autrefois, il ramassera une pierre à jeter au coq perché sur le petit mur du jardin afin de sonner le réveil…Le raisin des deux rameaux de vignes grimpant à la façade et s’épanouissant jusque sous le toit, sera-t-il enfin mûr ?

Focalisation 0

«Hep, jeune homme, j’ai pas que ça à faire, moi !»
Il sursaute. A coté de lui, le patron s’impatiente.
«Excusez-moi, une bière, s’il vous plaît.»
Jeannot s’éloigne en grommelant : «Ouais, pas que ça à faire… Et en plus, il pue ! D’où qu’il peut bien venir, celui-là ?» Mais il se souvient, dans le dernier N° de « Région du Centre », il y avait un article sur le retour des prisonniers et des photos, tous sales, qu’ils étaient… et fallait voir les barbes ! La mère Julien, son petit-fils, il était prisonnier… L’autre jour encore, elle était venue aux nouvelles et elle pleurait : »Jamais je le reverrai, mon p’tit gars, mon Pierrot !» « Mais si, qu’il lui avait dit, à la mère Julien, faut pas se décourager comme ça. Le journal, il disait qu’il y en a même en Russie, faut bien leur laisser le temps, aux militaires, de les ramener.»
Alors, Jeannot se retourne : mais oui, ce doit être le Pierrot ! « Qu’en penses-tu, Jules ? Tu vois le jeune homme là-bas… Ca te dit pas quelque chose ? …Et, Jules, réveille-toi, j’te parle !«
Il est réveillé le Jules, mais il ne bronche pas le Jules … Non mais ! On ne dérange pas les gens comme ça. On a ses habitudes, merde ! Mais c’est pas commun, un jeune au bistrot, à cette heure…Et, Jules fait un gros effort pour regarder derrière lui : Bien sûr que ça lui dit quelque chose. Il peut pas se tromper, c’est bien le p’tit garnement qui lançait des cailloux à ses poules et qui lui chapardait ses cerises. Ben, en voilà une qui va être contente, la mère Julien. Tout ce qu’elle a fait pour le gosse, après la mort de sa fille engrossée par un journalier qu’a foutu l’camp sans laisser d’adresse, sans même savoir.
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