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Nom du blog :
clameurs
Description du blog :
atelier du samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.12.2006
Dernière mise à jour :
23.05.2008
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Kristina : Description narrativisée - focalisation

Kristina : Description narrativisée - focalisation

Posté le 18.02.2008 par clameurs
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Les avenues détrempées par les continuelles averses d'automne s'allongeaient, couvertes d'un épais tapis de feuilles mortes, sous la maigreur grelottante des peupliers presque nus. Les branches grêles tremblaient au vent, agitaient encore quelque feuillage près à s'égrener dans l'espace. Et sans cesse, tout le long du jour, comme une pluie incessante et triste à faire pleurer, ces dernières feuilles, toutes jaunes maintenant, pareilles à de larges sous d'or, se détachaient, tournoyaient, voltigeaient, est tombaient. Maupassant, Une vie.

Kristina : Description narrativisée

Il glissait tant et plus sur cet épais tapis de feuilles mortes, tenant son parapluie les poings serrés au ventre et jurant ses grands dieux à chaque fois qu’une flaque d’eau l’éclaboussait.

Il arpentait d’une marche rapide et saccadée toutes ces avenues au sol détrempé par tant d’averses qui n’avaient cessé de tomber durant tout l’automne.

Comme il détestait ce vent glacial !, l’obligeant à marcher la tête engoncée dans son col, avec, pour seule compagnie, des branches grêles qui craquaient lamentablement, tremblantes et égrenant quelque feuillage ça et là dans l’espace.

Soudain, il leva la tête et aperçut de larges sous d’or qui se détachaient pêle-mêle, tournoyant et voltigeant jusqu’à tomber au sol.

Focalisation 0

Dans l’encoignure de la fenêtre, elle le regardait s’éloigner en marchant d’un pas rapide et saccadé, arc-bouté sur son parapluie qu’il retenait de toutes ses forces face aux bourrasques de pluie et de vent. Quelle mouche l’avait donc piqué ? Une menace sourde trottait dans sa tête et elle se demandait s’il valait mieux céder aux caprices de l’instant ou le rejoindre pour l’empêcher de commettre l’irréparable.

Arpentant de long en large la grande avenue au sol détrempé, il maugréait entre ses dents contre l’inanité de cette soirée, déterminé à ne plus se prêter au jeu et à tout plaquer. Il détestait ces ambiances futiles où rien ne se passait, si ce n’est un certain art consistant à déployer toute son énergie en déblatérant sur telle ou telle personne, absente il se doit ; un « dîner de cons », en somme. Non, vraiment, il avait suffisamment goûté à ce jeu pervers, et, dorénavant, il aurait mieux à faire…
Il se retourna une fois vers l’immeuble qu’il venait de quitter, eut le sentiment diffus que quelqu’un l’observait, puis fit volte-face et s’engouffra dans le froid, seul au milieu de craquements lugubres et de chuintements grinçants, que se plaisaient à faire entendre quelques branches grêles et feuillage s’égrenant dans l’espace.
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